: médicaments soumis à une surveillance particulière et pour lesquels la notification d’effets indésirables au Centre Belge de Pharmacovigilance est encouragée (entre autres médicaments contenant un nouveau principe actif, médicaments biologiques).
  : médicaments pour lesquels des procédures additionnelles de minimisation des risques (Risk Minimization Activities : RMA) ont été imposées par l’autorité qui délivre l’autorisation de mise sur le marché (voir Folia mars 2015), telles que du matériel éducatif ou des brochures.
  : contre-indication ou réduction de dose en cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine entre 30 et 15 ml/min/1,73m2).
  : contre-indication ou réduction de dose déjà en cas d’insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine inférieure ou égale à 60 ml/min/1,73m2), ou en cas d’insuffisance rénale sans précision du degré de sévérité.

Les actualités médicamenteuses de ce mois prennent en compte les changements portés à notre connaissance jusqu’au 29 mai 2026. Les modifications signalées après cette date seront reprises dans les Weekly Folia du mois de juillet.
 
Les textes du Répertoire concernant ces actualités seront mis à jour à la date du 26 juin 2026.

  Nouveautés en première ligne

  abaloparatide (Eladynos® . .)

L’abaloparatide (Eladynos®, chapitre 9.5.4., injection sous-cutanée) a pour indication le traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées présentant un risque élevé de fractures (synthèse du RCP).1 Il s’agit d’un peptide synthétique analogue de l’hormone parathyroïdienne. Le tériparatide, hormone parathyroïdienne recombinante, a également cette indication.
Le traitement par abaloparatide peut provoquer un risque d’hypotension orthostatique ainsi qu’une augmentation du rythme cardiaque qui surviennent en général dans les 4h suivant l’injection. La pression artérielle et le statut cardiaque doivent être évalués avant un traitement par abaloparatide. L’administration de la première dose doit se faire sous la surveillance d’un professionnel de la santé.2 Après avoir suivi une formation à l’injection sous-cutanée, le patient peut s’auto-injecter l’abaloparatide lui-même ou avec un aidant également formé.
La durée maximale de traitement par abaloparatide est de 18 mois en raison de la survenue, dans les études, d’ostéosarcomes chez le rat lors d’un traitement au long cours.
Commentaire du CBIP
D’après l’étude ACTIVE, l’abaloparatide semble diminuer le risque de nouvelles fractures vertébrales par rapport au placebo, mais en raison du manque de puissance, son efficacité par rapport au tériparatide n’a pas pu être évaluée sur plusieurs critères. 
Le guideline du NICE3 mentionne l’abaloparatide comme option dans le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique chez les femmes présentant un très haut risque de fractures, au même niveau que le tériparatide et le romosozumab. Lorsque les 3 traitements sont jugés appropriés pour un patient, le NICE recommande de choisir le traitement le moins coûteux.
Le traitement de l’ostéoporose repose sur des mesures non médicamenteuses telles que la prévention des chutes et l’activité physique. La plupart des recommandations optent également pour un apport d’au moins 1 gramme de calcium et de 800 UI de vitamine D par jour. Les bisphosphonates sont les médicaments les plus utilisés dans l’ostéoporose, voir 9.5. Ostéoporose et maladie de Paget.

Efficacité

  • L’efficacité de l’abaloparatide a été évaluée dans une étude randomisée multicentrique contre placebo ou contre tériparatide (ACTIVE).1
    • Les patientes ont reçu soit de l’abaloparatide ou un placebo en double aveugle, soit du tériparatide en ayant connaissance du traitement reçu.
    • L’étude a inclus 2463 femmes ménopausées (âge moyen de 69 ans).
    • Les critères d’inclusion étaient les suivants2:
      • Participantes ménopausées et âgées de 49 à 86 ans;
      • Les participantes devaient présenter un T-score ≤ −2,5 et > −5,0 au rachis lombaire ou au col fémoral et au moins 2 fractures vertébrales légères, ou 1 fracture vertébrale modérée, ou un antécédent de fracture non vertébrale à faible traumatisme dans les 5 années précédentes.
      • Les femmes âgées de plus de 65 ans qui répondaient aux critères de fracture mais présentaient un T-score compris entre ≤ −2,0 et > −5,0 étaient éligibles; les femmes âgées de plus de 65 ans étaient éligibles sans répondre aux critères de fracture si elles présentaient un T-score entre ≤ −3,0 et > −5,0.
    • Les patientes ont reçu quotidiennement du calcium et de la vitamine D.
    • Le critère d’évaluation primaire était l’incidence des nouvelles fractures vertébrales chez les patientes traitées par l’abaloparatide en comparaison au placebo.
    • A 18 mois, le tériparatide et l’abaloparatide ont réduit le risque absolu de nouvelles fractures vertébrales en comparaison au placebo (réduction de 3,5% et 3,7%).
  • Une étude d’extension a été réalisée. 963 patientes ayant reçu l’abaloparatide ou le placebo dans la première étude, ont reçu hebdomadairement de l’alendronate 70 mg jusqu’à 24 mois ainsi qu’une supplémentation en calcium et vitamine D.
    • 43 mois après la randomisation, le traitement par abaloparatide/alendronate a significativement réduit le risque absolu (différence de risque absolue 4,4 %) de nouvelles fractures vertébrales en comparaison au traitement par placebo/alendronate.
  • Dans les 2 études, l’abaloparatide a augmenté la densité minérale osseuse.

Innocuité

  • Contre-indications:
    • Grossesse et allaitement
    • Femmes en âge de procréer
    • Hypercalcémie préexistante
    • Insuffisance rénale sévère
    • Élévations inexpliquées de la phosphatase alcaline sérique
    • Patientes présentant des risques connus d’ostéosarcome
    • Patientes présentant des tumeurs malignes du squelette ou des métastases osseuses
  • Effets indésirables fréquemment rapportés : hypercalciurie, hypercalcémie, hyperuricémie, insomnies, sensations vertigineuses, dorsalgies, spasmes musculaires, douleurs dans les extrémités, troubles gastro-intestinaux, céphalées, fatigue, malaise, arthralgies, hypertension, tachycardie, palpitations, prurit, éruption cutanée et réaction au site d’injection.
  • Interactions:
    • Risque d’hypotension accru en cas d’utilisation concomitante avec des médicaments vasoactifs tels que les médicaments hypotenseurs.
  • Précautions particulières
    • Evaluer la pression artérielle et faire un bilan cardiaque avant le début du traitement par abaloparatide.
    • La durée maximale de traitement par abaloparatide est de 18 mois en raison de la survenue, dans les études, d’ostéosarcomes chez le rat lors d’un traitement au long cours.

Posologie: 80 µg 1x/jour durant maximum 18 mois.

Coût: 275,40€, remboursé en ., voir conditions et remboursement.
 

  Nouveautés en médecine spécialisée

  alitrétinoïne (Alitretinoin Orifarm®.)

L’alitrétinoïne (Alitretinoin Orifarm®  . ., chapitre 15.4.1., administration orale) est un rétinoïde à usage systémique qui a pour indication le traitement de l’eczéma chronique sévère des mains chez l’adulte, en cas d’échec des corticostéroïdes locaux puissants (synthèse du RCP). Selon le RCP, les patients avec une forme hyperkératosique répondent mieux au traitement que ceux avec une forme dyshidrosique.1 Selon une Revue Cochrane de 2019, l’alitrétinoïne 10 ou 30 mg améliore le contrôle des symptômes évalué par le patient et par l’investigateur versus placebo lors de l’évaluation à 1 an environ (haut degré de certitude des résultats).2,3
Le profil de sécurité et les précautions d’emploi sont ceux des rétinoïdes systémiques (entre autres acitrétine et isotrétinoïne), voir Rétinoïdes à usage systémique. L’alitrétinoïne ne peut être prescrite que par des médecins ayant une parfaite connaissance des risques des rétinoïdes systémiques et du suivi que leur utilisation impose (voir Folia Isotrétinoïne: les indispensables avant la prescription et la délivrance). Du matériel RMA (Risk Minimisation Activities. ) est à disposition des professionnels de santé et des patients. 

Posologie: 1 compr./jour lors du repas principal.

Coût (remboursé en . au 1er juin 2026, voir conditions et formulaire)

  • 30 x 10 mg: 207,18€
  • 30 x 30 mg: 238,86€
     

  élafibranor (Iqirvo® .)

L’élafibranor (Iqirvo®, chapitre 20.2., médicament orphelin, voie orale) a pour indication le traitement de la cholangite biliaire primitive en association avec l’acide ursodéoxycholique chez les adultes en cas de réponse inadéquate avec ce dernier et en monothérapie en cas d’intolérance à l’acide ursodéoxycholique (synthèse du RCP).1 

L’élafibranor est un double agoniste des récepteurs activés par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR)α/δ. L’activation de ces récepteurs permet une diminution de la toxicité de la bile et améliore la cholestase en modulant la synthèse, la détoxification et les transporteurs des acides biliaires.
En raison du risque d’élévation des créatines phosphokinases (CPK), leur dosage doit être réalisé avant et pendant le traitement par élafibranor.

La fonction hépatique doit également être évaluée avant et pendant le traitement. 
La prise d’élafibranor expose à des risques de lésions musculaires et à des troubles gastro-intestinaux.

Posologie: 80 mg 1x/jour. 

Coût: 5063,34€, non remboursé (situation au 29 mai 2026).
 

  rADAMTS13 (Adzynma®. .)

Le rADAMTS13 (Adzynma® . ., chapitre 2.1.4., médicament orphelin, administration intraveineuse, usage hospitalier) a pour indication le traitement du purpura thrombotique thrombocytopénique congénital chez les adultes et enfants ayant un déficit en ADAMTS13 (synthèse du RCP).1 

Il s’agit d’un traitement enzymatique substitutif régulant l’activité du facteur de von Willebrand.
L’administration à domicile ou l’auto-administration sous supervision d’un professionnel de santé peuvent être envisagées après avoir suivi une formation adéquate.

La prise de l’enzyme rADAMTS13 expose à des céphalées et migraine, de la diarrhée, des vertiges, des infections des voies aériennes supérieures et des nausées. 
Du matériel Risk Minimization Activities (RMA .) est à disposition des professionnels de santé et des patients.

Coût: 1945€ pour le dosage de 500 UI et 5835€ pour le dosage de 1500UI, remboursé en catégorie . (voir conditions et remboursement).
 

  Nouveaux dosages

  talazoparib 0,1 mg (Talzenna® .)

Le talazoparib (Talzenna® .) est désormais disponible au dosage de 0,1 mg. Il a pour indication le traitement de certaines formes du cancer du sein et de la prostate. Ce nouveau dosage est destiné à faciliter les modifications de posologies.

  Retours sur le marché

 Sisymbrium officinale (Euphon®)

Le Sisymbrium officinale (Euphon®) est à nouveau commercialisé. Il se présente sous forme de pastilles à sucer à base d’érysimum. Il a pour indication le traitement de la toux sèche et de l’enrouement. L’efficacité des antitussifs en cas de toux sèche n’est pas suffisamment étayée, tant chez l’enfant que chez l’adulte. La cause de la toux doit toujours être recherchée; dans la plupart des cas, il s’agit d’une infection aiguë des voies respiratoires dont l’évolution est spontanément favorable, voir 4.2.1. Antitussifs.

Coût: 7,44€ pour 50 comprimés.
 

  Indications

 ustékinumab (Stelara®)

L’indication de l’ustékinumab (Stelara®) dans la maladie de Crohn chez l’enfant a été élargie aux enfants de 2 ans et plus présentant une intolérance ou une réponse insuffisante à d’autres traitements. L’ustékinumab avait déjà cette indication chez les enfants à partir de 40 kg.
Pour rappel, l’ustékinumab a également pour indications la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique chez l’adulte.
 

  Modalités de remboursement

 bacitracine + néomycine gtts susp. (Neobacitracine®)

L’association de bacitracine + néomycine sous forme de suspension en gouttes (Neobacitracine®) n’est plus remboursée. Elle est utilisée dans diverses infections du nez, des oreilles et des yeux. Les associations d’antibactériens ne sont presque jamais indiquées en première ligne, voir 16.1. Anti-infectieux.

Coût: 10,03€ pour un flacon de 10 ml.
 

 nintédanib (Ofev®)

Le nintédanib (Ofev®), utilisé dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique, n’est plus remboursé. Pour plus d’informations sur la fibrose pulmonaire, voir 4.3.3. Médicaments de la fibrose pulmonaire.

Coût: 2014€ pour 60 capsules.
 

 vaccin HPV 9-valent (Gardasil 9®)

Le remboursement du vaccin HPV 9-valent (Gardasil 9®) a été étendu à tous les jeunes adultes de 19 à 30 ans. Auparavant, seuls les jeunes de 12 ans à 19 ans étaient concernés. 
Les patients porteurs du VIH, les patients ayant subi une greffe de cellules souches ainsi que les patients ayant subi une transplantation d’organe solide bénéficient désormais du remboursement sur attestation du vaccin jusqu’à 45 ans.
En Belgique, Gardasil 9® est aussi le vaccin HPV proposé gratuitement par les Communautés pour la vaccination de base des filles et garçons contre le HPV (à l’âge de 11 à 13 ans) (voir Tableau 12a. dans le Répertoire 12.1.).

Coût: 120,59€, remboursé en catégorie . (voir conditions et remboursement). 

 

 Arrêts de commercialisation

Cette rubrique concerne les arrêts définitifs de commercialisation. Les spécialités concernées ne sont plus mentionnées dans le Répertoire. 
La liste des médicaments indisponibles peut être consultée sur le site de l’AFMPS-Pharmastatut

 apraclonidine (Iopidine®)

L’apraclonidine (Iopidine®) n’est plus commercialisée. Elle avait pour indication le traitement additionnel à court terme du glaucome chronique en cas de réponse insuffisante aux autres traitements antiglaucomateux. La brimonidine est disponible comme alternative, voir 16.4.3. Alpha-sympathicomimétiques.
 

 aprépitant oral liquide (Emend® sirop®)

L’aprépitant sous forme orale liquide (Emend® sirop) n’est plus commercialisé. Il avait pour indication la prévention des nausées et vomissements associés à des chimiothérapies moyennement à hautement émétisantes chez les nourrissons et enfants âgés de 6 mois à 2 ans. Il n’existe plus d’antagoniste NK1 sous forme orale liquide. L’aprépitant sous forme de gélules est toujours disponible. Un autre antagoniste NK1, le fosaprépitant, est également disponible mais il doit être administré par perfusion.
En fonction du type de chimiothérapie et de son pouvoir émétogène (élevé, intermédiaire ou faible) d’autres antiémétiques sont disponibles (voir 3.4. Antiémétiques). L’alternative doit être décidée en concertation avec le spécialiste.
 

 association de vitamines (Becozyme®)

L’association de vitamines (Becozyme®) n’est plus commercialisée. Cette association contenait des vitamines B et C ainsi que du magnésium, du zinc et du calcium. Elle avait pour indication la carence et le besoin accru en vitamines B, C et en zinc.
L’utilisation de préparations multivitaminées orales n’est pas utile dans nos régions, sauf chez les patients présentant une malabsorption, voir 14.2.3. Associations de vitamines.
Il n’existe plus d’associations de vitamines orales disponibles en spécialités mais des compléments alimentaires sont disponibles si une alternative est recherchée.
 

 colécalciférol en gtts à 10 000 UI/1 ml (Thorens®)

Le colécalciférol en gouttes à 10 000 UI/mL (Thorens®) n’est plus commercialisé. Il avait pour indication la prophylaxie et le traitement de la carence en vitamine D chez les enfants et adultes. Il était également utilisé comme traitement adjuvant dans l’ostéoporose chez les patients avec carence en vitamine D ou à risque de carence en vitamine D. Une alternative à 10 000 UI est disponible sous forme de capsules molles. Une autre spécialité (D cure®) est disponible en gouttes à un dosage différent, voir 14.2.1.2. Vitamine D et dérivés.
 

 sofosbuvir (Sovaldi®)

Le sofosbuvir (Sovaldi®) n’est plus commercialisé. Il avait pour indication le traitement de l’hépatite C en association avec d’autres traitements chez les adultes et enfants à partir de 3 ans. Le traitement dépend du génotype de l’hépatite C. Il n’existe plus de spécialité à base de sofosbuvir seul, mais des associations sont disponibles, voir 11.4.5. Médicaments de l’hépatite C chronique.
 

 sofosbuvir + lédipasvir (Harvoni®)

L’association sofosbuvir + lédipasvir (Harvoni®) n’est plus commercialisée. Elle avait pour indication le traitement de l’hépatite C chronique chez les adultes et enfants à partir de 3 ans. Il n’existe plus d’association de sofosbuvir + lédipasvir mais d’autres associations sont disponibles, voir 11.4.5. Médicaments de l’hépatite C chronique.
 

 tiagabine 5 mg (Gabitril®)

La tiagabine 5 mg (Gabitril®) n’est plus commercialisée. Elle avait pour indication, en traitement adjuvant, les crises d’épilepsies focales avec ou sans généralisation secondaire à partir de l’âge de 12 ans. Les antiépileptiques sont des médicaments à marge toxique thérapeutique étroite. L’arrêt du dosage de 5 mg complique une initiation ainsi que la titration du traitement. La tiagabine est encore temporairement disponible aux dosages de 10 et 15 mg. Si une alternative de traitement est recherchée, elle doit se faire en concertation avec le spécialiste.
 

Sources

En plus des sources générales consultées systématiquement par le CBIP (British Medical Journal, New England Journal of Medicine, Annals of Internal Medicine, The Lancet, JAMA, Drug & Therapeutic Bulletin, GeBu, La Revue Prescrire, Australian Prescriber), pour écrire les articles « nouveautés médicamenteuses », les sources suivantes sont consultées : RCP et dossier d’évaluation à l’EMA (EPAR) du produit, The Medical Letter, NEJM Journal Watch.
 

Sources spécifiques

sisymbrium officinale

1. Euphon®. Résumé des Caractéristiques du Produit. Consulté le 27 mai 2026

abaloparatide

1. Eladynos®. Résumé des Caractéristiques du Produit. Consulté le 27 mai 2026
2. Drug and Therapeutics Bulletin. Abaloparatide (Eladynos) for osteoporosis. July 2025. Consulté le 27 mai 2026
3. National Institute for Health and Care Excellence. Abaloparatide for treating osteoporosis after menopause. 7 August 2024. Consulté le 27 mai 2026