{"id":175765,"date":"2016-12-01T00:00:00","date_gmt":"2016-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.bcfi.be\/les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour-2\/"},"modified":"2026-04-02T19:09:49","modified_gmt":"2026-04-02T17:09:49","slug":"les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cbip.be\/fr\/les-fiches-de-transparence-une-mise-a-jour-2\/","title":{"rendered":"Les fiches de transparence: une mise \u00e0 jour"},"content":{"rendered":"<h2>ADHD<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>\n<ul>\n<li>Le m&eacute;thylph&eacute;nidate reste la meilleure option chez les enfants chez lesquels un diagnostic formel d&rsquo;ADHD a &eacute;t&eacute; pos&eacute;&#x002C; mais son efficacit&eacute; est probablement surestim&eacute;e dans les &eacute;tudes.<\/li>\n<li>Chez les adolescents atteints d&rsquo;ADHD&#x002C; la th&eacute;rapie comportementale cognitive et certains m&eacute;dicaments semblent am&eacute;liorer les sympt&ocirc;mes&#x002C; mais la qualit&eacute; des preuves est limit&eacute;e.<\/li>\n<li>La guanfacine (auparavant commercialis&eacute;e en Belgique comme antihypertenseur &agrave; action centrale)&#x002C; sous forme d&rsquo;une pr&eacute;paration &agrave; lib&eacute;ration prolong&eacute;e&#x002C; est enregistr&eacute;e au niveau europ&eacute;en depuis septembre 2015 pour le traitement de l&rsquo;ADHD chez les enfants &agrave; partir de l&rsquo;&acirc;ge de 6&nbsp;ans&#x002C; lorsque les stimulants ne conviennent pas&#x002C; ne sont pas bien tol&eacute;r&eacute;s ou ne sont pas efficaces. La sp&eacute;cialit&eacute; concern&eacute;e n&rsquo;est pas encore disponible en Belgique (situation au 01\/11\/16).<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<ul class='dashed'>\n<li>Une <em>Cochrane Review<\/em> conclut que le m&eacute;thylph&eacute;nidate chez les enfants atteints d&rsquo;ADHD diminue les sympt&ocirc;mes selon l&rsquo;avis de l&rsquo;enseignant&#x002C; et am&eacute;liore la qualit&eacute; de vie selon l&rsquo;avis des parents&nbsp;<sup>1<\/sup>. Le m&eacute;thylph&eacute;nidate reste le m&eacute;dicament le plus &eacute;tudi&eacute; dans l&rsquo;ADHD&#x002C; mais les preuves sont de tr&egrave;s faible qualit&eacute;&#x002C; et l&rsquo;ampleur de son effet est ainsi surestim&eacute;e. L&rsquo;absence de mise en aveugle constitue particuli&egrave;rement un probl&egrave;me dans ces &eacute;tudes. On n&rsquo;a pas observ&eacute; d&rsquo;effets ind&eacute;sirables graves dans ces &eacute;tudes de courte dur&eacute;e (dur&eacute;e m&eacute;diane de 2&nbsp;mois). Pour plus de d&eacute;tails au sujet de cette revue&#x002C; voir <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2548?folia=2541'>Folia de f&eacute;vrier 2016<\/a>&nbsp;<sup>2&#x002C; 3<\/sup>.<\/li>\n<li>La plupart des &eacute;tudes sur l&rsquo;ADHD ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es chez des enfants. Une synth&egrave;se m&eacute;thodique a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e concernant le traitement de l&rsquo;ADHD &#8211; bien moins &eacute;tudi&eacute; &#8211; chez les adolescents. Une th&eacute;rapie psychosociale (techniques comportementales&#x002C; techniques cognitives ou entra&icirc;nement des comp&eacute;tences) donne des r&eacute;sultats variables en ce qui concerne les sympt&ocirc;mes de l&rsquo;ADHD et les performances scolaires <sup>4<\/sup>. La plupart des &eacute;tudes pr&eacute;sentent des insuffisances m&eacute;thodologiques. La seule &eacute;tude de bonne qualit&eacute; concernant la th&eacute;rapie comportementale et cognitive en association &agrave; des m&eacute;dicaments contre l&rsquo;ADHD&#x002C; montre une plus grande am&eacute;lioration des sympt&ocirc;mes&#x002C; par rapport &agrave; un traitement m&eacute;dicamenteux seul&nbsp;<sup>5<\/sup><sup>&#x002C; 6<\/sup>. En ce qui concerne le traitement m&eacute;dicamenteux des adolescents&#x002C; des &eacute;tudes limit&eacute;es et de courte dur&eacute;e ont pu d&eacute;montrer l&rsquo;efficacit&eacute; du m&eacute;thylph&eacute;nidate&#x002C; des amph&eacute;tamines&#x002C; de l&rsquo;atomox&eacute;tine et de la guanfacine&#x002C; un antihypertenseur d&rsquo;action centrale&nbsp;<sup>4<\/sup>. Avec chacun de ces m&eacute;dicaments&#x002C; l&rsquo;am&eacute;lioration des sympt&ocirc;mes est cliniquement significative (le b&eacute;n&eacute;fice par rapport au placebo variait entre 5 et 8 points sur l&rsquo;<em>ADHD Rating Scale<\/em>&#x002C; une &eacute;chelle allant de 0 &agrave; 54).<\/li>\n<li>La guanfacine&#x002C; un antihypertenseur &agrave; action centrale&#x002C; (&agrave; lib&eacute;ration prolong&eacute;e) est enregistr&eacute;e au niveau europ&eacute;en depuis septembre 2015 pour le traitement de l&rsquo;ADHD chez les enfants &agrave; partir de l&rsquo;&acirc;ge de 6&nbsp;ans&#x002C; lorsque les stimulants ne conviennent pas&#x002C; ne sont pas bien tol&eacute;r&eacute;s ou ne sont pas efficaces&nbsp;<sup>7<\/sup>. Ce m&eacute;dicament n&rsquo;est pas encore disponible en Belgique (situation au 1\/11\/2016; jusqu&rsquo;&agrave; il y a une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es environ&#x002C; cet antihypertenseur &eacute;tait commercialis&eacute; sous le nom de Estulic&reg;). Il ressort d&rsquo;une m&eacute;ta-analyse d&rsquo;&eacute;tudes randomis&eacute;es que la guanfacine a un plus grand effet sur les sympt&ocirc;mes d&rsquo;ADHD que le placebo (59&nbsp;% contre 33&nbsp;% de r&eacute;pondeurs)&#x002C; mais le traitement est plus souvent interrompu en raison d&rsquo;effets ind&eacute;sirables (10&nbsp;% contre 2&nbsp;% avec le placebo)&nbsp;<sup>7<\/sup>. Trois &eacute;tudes ont &eacute;valu&eacute; le fonctionnement global selon une &eacute;chelle valid&eacute;e&nbsp;: une seule &eacute;tude a constat&eacute; un meilleur r&eacute;sultat avec la guanfacine par rapport au placebo&nbsp;<sup>8<\/sup>.<br \/> De la somnolence&#x002C; une s&eacute;dation et un allongement de l&rsquo;intervalle QT ont fr&eacute;quemment &eacute;t&eacute; observ&eacute;s&#x002C; et 62&nbsp;% des patients ont interrompu le traitement de mani&egrave;re pr&eacute;matur&eacute;e&nbsp;<sup>8&#x002C; 9<\/sup>. Une d&eacute;pendance peut survenir<sup>8<\/sup>. L&rsquo;Agence europ&eacute;enne des m&eacute;dicaments se montre pr&eacute;occup&eacute;e par les propri&eacute;t&eacute;s s&eacute;datives de la guanfacine et souhaite que des &eacute;tudes suppl&eacute;mentaires soient men&eacute;es &agrave; ce sujet&nbsp;<sup>8<\/sup>. Il se pourrait que l&rsquo;am&eacute;lioration des sympt&ocirc;mes s&rsquo;explique en partie par ces propri&eacute;t&eacute;s s&eacute;datives&nbsp;<sup>9<\/sup>.<br \/> Des &eacute;tudes comparatives directes avec le m&eacute;thylph&eacute;nidate font d&eacute;faut. Dans une&nbsp;&eacute;tude&#x002C; la guanfacine a donn&eacute;&#x002C; d&rsquo;apr&egrave;s une analyse secondaire&#x002C; de meilleurs r&eacute;sultats que l&rsquo;atomox&eacute;tine&nbsp;<sup>10<\/sup>.<br \/> Dans une &eacute;tude randomis&eacute;e men&eacute;e aupr&egrave;s de 316 enfants ayant r&eacute;pondu &agrave; un traitement par la guanfacine&#x002C; la poursuite du traitement s&rsquo;accompagnait d&rsquo;un nombre moindre des r&eacute;cidives que lorsque le traitement &eacute;tait remplac&eacute; par un placebo (49&nbsp;% contre 65&nbsp;% de r&eacute;cidives dans les six mois) et d&rsquo;un meilleur fonctionnement &agrave; l&rsquo;&eacute;cole (mais pas dans d&rsquo;autres domaines)&nbsp;<sup>8&#x002C; 11&#x002C; 12<\/sup>. Davantage d&rsquo;&eacute;tudes sont n&eacute;cessaires concernant les effets ind&eacute;sirables et le profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; &agrave; long terme.<\/li>\n<li>Des &eacute;tudes de cohorte r&eacute;centes sugg&egrave;rent que l&rsquo;ADHD chez l&rsquo;adulte est une autre maladie que chez l&rsquo;enfant: une petite minorit&eacute; seulement des enfants atteints d&rsquo;ADHD pr&eacute;sentent encore toujours ce diagnostic &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de jeunes adultes&#x002C; et la plupart des jeunes adultes atteints d&rsquo;ADHD n&rsquo; ont pas &eacute;t&eacute; diagnostiqu&eacute;s &eacute;tant enfants&nbsp;<sup>13-16<\/sup>. Selon un &eacute;ditorial s&rsquo;y rapportant&#x002C; il est trop t&ocirc;t pour en tirer des conclusions&#x002C; notamment parce que les enfants n&rsquo;&eacute;taient suivis que jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 18 &agrave; 19 ans et que le diagnostic d&rsquo;ADHD chez les adultes &eacute;tait fond&eacute; sur des donn&eacute;es rapport&eacute;es par les adultes concern&eacute;s&nbsp;eux-m&ecirc;mes<sup>16<\/sup>.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Trouble anxieux<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Une m&eacute;ta-analyse r&eacute;cente renforce les preuves selon lesquelles les antid&eacute;presseurs augmentent le risque suicidaire et l&rsquo;agressivit&eacute; chez les enfants et les adolescents. Par ailleurs&#x002C; cette m&eacute;ta-analyse met &agrave; nouveau en &eacute;vidence le fait que les effets ind&eacute;sirables ne sont pas rapport&eacute;s de mani&egrave;re compl&egrave;te dans les &eacute;tudes.<\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<p>L&rsquo;augmentation du risque suicidaire et de l&rsquo;agressivit&eacute; li&eacute;e &agrave; la prise d&rsquo;antid&eacute;presseurs fait l&rsquo;objet de controverses. Une nouvelle m&eacute;ta-analyse a &eacute;valu&eacute; ce risque en s&rsquo;appuyant sur des rapports d&rsquo;&eacute;tudes cliniques concernant les ISRS et les IRSN&#x002C; introduits aupr&egrave;s d&rsquo;une autorit&eacute; de r&eacute;gulation (ou mentionn&eacute;s sur le site Web des firmes responsables pour la dulox&eacute;tine et la fluox&eacute;tine)&nbsp;<sup>17<\/sup>. D&rsquo;apr&egrave;s les donn&eacute;es disponibles&#x002C; les enfants et les adolescents utilisant des antid&eacute;presseurs pr&eacute;sentaient un risque deux fois plus &eacute;lev&eacute; de tendance suicidaire et d&rsquo;agressivit&eacute; que ceux sous placebo; chez les adultes&#x002C; le risque n&rsquo;&eacute;tait pas significativement accru. Les auteurs ont signal&eacute; toutefois qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; bon nombre de documents.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Hypertrophie b&eacute;nigne de la prostate<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Les m&eacute;dicaments plus r&eacute;cents&#x002C; comme la silodosine et le tadalafil&#x002C; utilis&eacute;s en cas de sympt&ocirc;mes des voies urinaires inf&eacute;rieures (ou LUTS&#x002C; <em>Lower Urinary Tract Symptoms<\/em>) provoqu&eacute;s par une hypertrophie b&eacute;nigne de la prostate (HBP)&#x002C; sont plus efficaces que le placebo et aussi efficaces que la tamsulosine. L&rsquo;association d&rsquo;un anticholinergique avec un &alpha;-bloquant ne repr&eacute;sente aucun b&eacute;n&eacute;fice par rapport &agrave; un &alpha;-bloquant en monoth&eacute;rapie.<\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<p>Une synth&egrave;se m&eacute;thodique r&eacute;cente&nbsp;<sup>18<\/sup> a &eacute;valu&eacute; le profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; des m&eacute;dicaments plus r&eacute;cents qui peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s en cas de sympt&ocirc;mes des voies urinaires inf&eacute;rieures (ou LUTS&#x002C; <em>Lower Urinary Tract Symptoms<\/em>) provoqu&eacute;s par une hypertrophie b&eacute;nigne de la prostate (HBP). Des &alpha;-bloquants&#x002C; des anticholinergiques et des inhibiteurs de la phosphodiest&eacute;rase de type 5 ont &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;s.<br \/> Comme nous l&rsquo;avions d&eacute;j&agrave; mentionn&eacute; dans la Fiche de transparence&#x002C; la silodosine (un nouvel &alpha;-bloquant) et le tadalafil (un inhibiteur de la phosphodiest&eacute;rase de type 5) sont plus efficaces que le placebo. Ils s&rsquo;av&egrave;rent aussi efficaces que la tamsulosine&#x002C; mais pourraient provoquer plus d&rsquo;effets ind&eacute;sirables.<br \/> L&rsquo;association d&rsquo;un &alpha;-bloquant avec un anticholinergique ne s&rsquo;av&eacute;rait pas plus efficace qu&rsquo;un &alpha;-bloquant en monoth&eacute;rapie et provoquait souvent plus d&rsquo;effets ind&eacute;sirables.<br \/> Pour bon nombre des m&eacute;dicaments &eacute;tudi&eacute;s&#x002C; les preuves n&rsquo;&eacute;taient pas suffisantes pour pouvoir se prononcer &agrave; leur sujet. Par ailleurs&#x002C; on ne dispose pas de suffisamment de donn&eacute;es concernant les effets ind&eacute;sirables et le profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; &agrave; plus long terme de tous ces m&eacute;dicaments.<br \/> En Belgique&#x002C; les anticholinergiques n&rsquo;ont pas l&rsquo;indication &laquo;&nbsp;HBP&nbsp;&raquo;&#x002C; mais ont l&rsquo;indication &laquo;&nbsp;instabilit&eacute; v&eacute;sicale&nbsp;&raquo;. Parmi les inhibiteurs de la phosphodiest&eacute;rase&#x002C; seul le tadalafil 5 mg a l&rsquo;indication &laquo;&nbsp;HBP&nbsp;&raquo; en Belgique.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>D&eacute;mence<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>\n<ul>\n<li>L&rsquo;effet des suppl&eacute;ments d&rsquo;acides gras om&eacute;ga-3&#x002C; notamment sur la cognition et le fonctionnement quotidien des patients atteints d&rsquo;Alzheimer&#x002C; ne diff&egrave;re pas du placebo.<\/li>\n<li>L&rsquo;analyse post-hoc de l&rsquo;&eacute;tude DOMINO ne permet pas de conclure si le don&eacute;p&eacute;zil diminue le risque d&rsquo;institutionnalisation.<\/li>\n<li>Une RCT r&eacute;cente men&eacute;e chez des patients atteints de d&eacute;mence dans des maisons de repos et de soins sugg&egrave;re que les antipsychotiques peuvent &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;s progressivement avec succ&egrave;s&#x002C; moyennant une plus grande interaction sociale.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<ul class='dashed'>\n<li>Une <em>Cochrane Review<\/em> avec une m&eacute;ta-analyse a &eacute;valu&eacute; le r&ocirc;le des acides gras om&eacute;ga-3 dans le traitement de la d&eacute;mence. Trois RCT de bonne qualit&eacute; ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es&#x002C; dans lesquelles des suppl&eacute;ments d&rsquo;acides gras om&eacute;ga-3 ont &eacute;t&eacute; compar&eacute;s &agrave; un placebo chez des patients pr&eacute;sentant une forme l&eacute;g&egrave;re &agrave; mod&eacute;r&eacute;e de d&eacute;mence li&eacute;e &agrave; la maladie d&rsquo;Alzheimer. Apr&egrave;s 6&nbsp;mois&#x002C; ces suppl&eacute;ments n&rsquo;&eacute;taient associ&eacute;s &agrave; aucun effet sur la qualit&eacute; de vie&#x002C; la sant&eacute; mentale&#x002C; le fonctionnement cognitif ou les activit&eacute;s de la vie quotidienne (ADL ou <em>Activities of Daily Living<\/em>)&nbsp;<sup>19<\/sup>.<\/li>\n<li>L&rsquo;&eacute;tude DOMINO a compar&eacute; l&rsquo;effet de la poursuite du traitement par le don&eacute;p&eacute;zil&#x002C; avec l&rsquo;arr&ecirc;t du traitement&#x002C; la substitution du don&eacute;p&eacute;zil par la m&eacute;mantine&#x002C; ou l&rsquo;ajout de m&eacute;mantine au don&eacute;p&eacute;zil chez 295 patients r&eacute;sidant &agrave; domicile&#x002C; ayant utilis&eacute; du don&eacute;p&eacute;zil pendant 2 &agrave; 3 ans et ayant progress&eacute; pendant cette p&eacute;riode vers une d&eacute;mence mod&eacute;r&eacute;e &agrave; s&eacute;v&egrave;re. Les r&eacute;sultats des crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation primaires (changements au niveau du fonctionnement cognitif et ADL) ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; abord&eacute;s dans une Fiche de transparence ant&eacute;rieure [voir <a href='https:\/\/www.cbip.be\/fr\/articles\/2043?folia=2042'>Folia d&eacute;cembre 2012<\/a>]. R&eacute;cemment&#x002C; les analyses post-hoc du crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation secondaire (institutionnalisation) ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; publi&eacute;es&nbsp;<sup>20<\/sup>.<br \/> Apr&egrave;s 1 an&#x002C; le risque d&rsquo;institutionnalisation avait presque doubl&eacute; lorsque le traitement au don&eacute;p&eacute;zil avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;&#x002C; par rapport &agrave; la poursuite du traitement au don&eacute;p&eacute;zil&#x002C; &agrave; savoir 31&nbsp;% contre 18&nbsp;%. Apr&egrave;s 4 ans de suivi&#x002C; on n&rsquo;observait toutefois plus de diff&eacute;rence. L&rsquo;analyse apr&egrave;s 1&nbsp;an n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; sp&eacute;cifi&eacute;e dans le projet d&rsquo;&eacute;tude initial&#x002C; ce qui rend les conclusions moins fiables&nbsp;<sup>21<\/sup>. Les auteurs eux-m&ecirc;mes signalent que&#x002C; pour cette raison&#x002C; les r&eacute;sultats peuvent tout au plus &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme indicatifs. Par ailleurs&#x002C; ce r&eacute;sultat ne pouvait pas &ecirc;tre expliqu&eacute; par les am&eacute;liorations limit&eacute;es en termes de fonctionnement cognitif et d&rsquo;ADL&#x002C; les crit&egrave;res d&rsquo;&eacute;valuation primaires&nbsp;<sup>21<\/sup>. Des &eacute;tudes suppl&eacute;mentaires sont n&eacute;cessaires pour d&eacute;terminer si l&rsquo;arr&ecirc;t du traitement au don&eacute;p&eacute;zil entra&icirc;ne r&eacute;ellement une augmentation de l&rsquo;institutionnalisation&nbsp;<sup>20<\/sup>. Aucun effet n&rsquo;a &eacute;t&eacute; constat&eacute; avec la m&eacute;mantine.<\/li>\n<li>Dans une RCT men&eacute;e chez des personnes atteintes de d&eacute;mence dans des maisons de repos et de soins&#x002C; on a constat&eacute; qu&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>medication review&nbsp;<\/em>&raquo; (&eacute;valuation m&eacute;dicamenteuse) diminuait la consommation d&rsquo;antipsychotiques de 50&nbsp;%. Dans le m&ecirc;me temps&#x002C; une aggravation des sympt&ocirc;mes neuropsychiatriques &eacute;tait toutefois constat&eacute;e. Dans les groupes qui&#x002C; outre la <em>&laquo;&nbsp;medication review&nbsp;&raquo;<\/em>&#x002C; ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une plus grande interaction sociale (consistant en des activit&eacute;s planifi&eacute;es&#x002C; adapt&eacute;es individuellement&#x002C; avec le personnel&#x002C; la famille ou des b&eacute;n&eacute;voles)&#x002C; aucun effet n&eacute;gatif en termes de sympt&ocirc;mes neuropsychiatriques n&rsquo;a &eacute;t&eacute; constat&eacute;. Une diminution de la mortalit&eacute; a &eacute;galement &eacute;t&eacute; constat&eacute;e dans ce groupe (<em>odds ratio<\/em> 0&#x002C;26; IC &agrave; 95&nbsp;% 0&#x002C;13 &agrave; 0&#x002C;51&#x002C; statistiquement significatif)&#x002C; alors que cette diff&eacute;rence n&rsquo;&eacute;tait pas statistiquement significative en cas de &laquo;&nbsp;<em>medication review&nbsp;&raquo; <\/em>seule (<em>odds ratio<\/em> 0&#x002C;67; IC &agrave; 95&nbsp;% 0&#x002C;39 &agrave; 1&#x002C;14). Dans les groupes ayant fait de la gymnastique m&eacute;dicale&#x002C; on a observ&eacute; une am&eacute;lioration des sympt&ocirc;mes neuropsychiatriques<sup>22<\/sup>. Les r&eacute;sultats de cette RCT sugg&egrave;rent donc qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire d&rsquo;associer l&rsquo;arr&ecirc;t progressif des antipsychotiques avec une intervention non m&eacute;dicamenteuse (dans ce cas-ci&#x002C; une plus grande interaction sociale ou de la gymnastique m&eacute;dicale) afin de limiter le risque de sympt&ocirc;mes neuropsychiatriques<sup>23<\/sup>.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Dermatomycose<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Une &eacute;tude de qualit&eacute; limit&eacute;e sugg&egrave;re que le vernis &agrave; ongles contenant du ciclopirox est plus efficace que le vernis &agrave; ongles contenant de l&rsquo;amorolfine dans les formes l&eacute;g&egrave;res &agrave; mod&eacute;r&eacute;es d&rsquo;onychomycose.<\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<p>Pour le traitement d&rsquo;une onychomycose l&eacute;g&egrave;re &agrave; mod&eacute;r&eacute;e&#x002C; un vernis &agrave; ongles contenant 8&nbsp;% de ciclopirox serait plus efficace qu&rsquo;un vernis &agrave; ongles contenant 5&nbsp;% d&rsquo;amorolfine. Dans une &eacute;tude randomis&eacute;e incluant 120&nbsp;adultes&#x002C; une gu&eacute;rison compl&egrave;te (clinique et mycologique) a &eacute;t&eacute; obtenue apr&egrave;s 48&nbsp;semaines chez 35&nbsp;% des participants trait&eacute;s par le ciclopirox&#x002C; contre 12&nbsp;% des participants trait&eacute;s par l&rsquo;amorolfine. Les deux traitements ont &eacute;t&eacute; bien tol&eacute;r&eacute;s&nbsp;<sup>24<\/sup>. En raison des limites m&eacute;thodologiques de cette &eacute;tude&#x002C; des &eacute;tudes compl&eacute;mentaires sont n&eacute;cessaires pour pouvoir se prononcer sur la sup&eacute;riorit&eacute; du ciclopirox&nbsp;<sup>25<\/sup>.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Diab&egrave;te de type 2<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>\n<ul>\n<li>Une m&eacute;ta-analyse de RCT portant sur des sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants n&rsquo;a pas observ&eacute; d&rsquo;impact n&eacute;gatif sur la mortalit&eacute; totale et cardio-vasculaire. Les RCT n&rsquo;avaient toutefois pas &eacute;t&eacute; men&eacute;es dans le but d&rsquo;&eacute;valuer le risque cardio-vasculaire.<\/li>\n<li>Une m&eacute;ta-analyse ne fournit pas d&rsquo;arguments pour dire que chez les diab&eacute;tiques hypertendus mais sans n&eacute;phropathie&#x002C; les m&eacute;dicaments agissant sur le syst&egrave;me r&eacute;nine-angiotensine ont un impact plus positif sur la morbi-mortalit&eacute; que les autres antihypertenseurs.<\/li>\n<li>En cas d&rsquo;association d&rsquo;une gliptine &agrave; un sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant&#x002C; il convient de tenir compte d&rsquo;un risque accru d&rsquo;hypoglyc&eacute;mie.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Les sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants font partie de l&rsquo;arsenal th&eacute;rapeutique du diab&egrave;te de type 2 depuis de nombreuses ann&eacute;es. Outre l&rsquo;hypoglyc&eacute;mie (dose d&eacute;pendante)&#x002C; qui est l&rsquo;effet ind&eacute;sirable le plus important&#x002C; la s&eacute;curit&eacute; cardiovasculaire des sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants fait d&eacute;bat depuis plusieurs ann&eacute;es. Dans l&rsquo;&eacute;tude UKPDS 34<sup>26<\/sup>&#x002C; la mortalit&eacute; li&eacute;e au diab&egrave;te &eacute;tait plus &eacute;lev&eacute;e dans le groupe trait&eacute; par l&rsquo;association sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant\/metformine que dans le groupe trait&eacute; par un sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant seul. N&eacute;anmoins&#x002C; ce risque n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par d&rsquo;autres donn&eacute;es<sup>27-29<\/sup>. Une m&eacute;ta-analyse de RCT publi&eacute;es r&eacute;cemment (47 &eacute;tudes incluant 37.650 patients)&#x002C; a &eacute;valu&eacute; l&rsquo;association entre la mortalit&eacute; cardio-vasculaire et totale&#x002C; et l&rsquo;usage des sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants <sup>30<\/sup> . Cette m&eacute;ta-analyse apporte des donn&eacute;es rassurantes quant &agrave; l&rsquo;usage des sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants souvent prescrits (glibenclamide&#x002C; gliclazide&#x002C; glim&eacute;piride&#x002C; glipizide)&#x002C; en association ou non &agrave; la metformine&#x002C; chez des patients diab&eacute;tiques de type 2. Par rapport &agrave; d&rsquo;autres traitements du diab&egrave;te (r&eacute;gime ou traitement m&eacute;dicamenteux) ou au placebo&#x002C; l&rsquo;usage des sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants n&rsquo;est pas associ&eacute; &agrave; une augmentation de la mortalit&eacute; totale ou cardiovasculaire. Il en va de m&ecirc;me avec l&rsquo;association metformine\/sulfamid&eacute;s hypoglyc&eacute;miants en comparaison &agrave; l&rsquo;association metformine\/autre agent hypoglyc&eacute;miant.<\/li>\n<li>La question du meilleur choix th&eacute;rapeutique pour traiter l&rsquo;hypertension chez le patient diab&eacute;tique fait r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;bat. Alors que les donn&eacute;es concernant les patients diab&eacute;tiques souffrant de n&eacute;phropathie plaident en faveur des inhibiteurs du syst&egrave;me r&eacute;nine-angiotensine<sup>31<\/sup>&#x002C; la situation est moins claire chez les patients diab&eacute;tiques sans n&eacute;phropathie<sup>32&#x002C; 33<\/sup>. Une m&eacute;ta-analyse<sup>34<\/sup> a &eacute;valu&eacute; les complications du diab&egrave;te (morbidit&eacute; et mortalit&eacute;) en fonction du traitement antihypertenseur utilis&eacute; et a compar&eacute; les inhibiteurs du syst&egrave;me r&eacute;nine-angiotensine par rapport aux autres agents antihypertenseurs. Dans une population diab&eacute;tique majoritairement sans n&eacute;phropathie&#x002C; les thiazides&#x002C; les antagonistes du calcium et les &beta;-bloquants ne sont pas moins efficaces que les IECA ou les sartans pour r&eacute;duire la morbidit&eacute; et la mortalit&eacute; li&eacute;es au diab&egrave;te.<\/li>\n<li>Le risque d&rsquo;hypoglyc&eacute;mie avec l&rsquo;association d&rsquo;une gliptine + sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;valuation<sup>35<\/sup> dans une m&eacute;ta-analyse. Celle-ci confirme un risque accru&#x002C; de l&rsquo;ordre de 50% (RR =1&#x002C;52&nbsp;; IC &agrave; 95% de 1&#x002C;29 &agrave; 1&#x002C;80)&#x002C; par rapport &agrave; l&rsquo;association sulfamid&eacute;\/placebo. Ceci correspond &agrave; un <em>Number Needed to Harm<\/em> (NNH) de 17 sur une dur&eacute;e de traitement de 6 mois. Pour cette m&eacute;ta-analyse&#x002C; il a &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute; qu&rsquo;un biais potentiel pourrait conduire &agrave; une sur&eacute;valuation du risque<sup>36<\/sup>. Il n&rsquo;en reste pas moins que la prudence s&rsquo;impose lors de l&rsquo;association d&rsquo;un sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant et d&rsquo;une gliptine qui l&rsquo;un et l&rsquo;autre stimulent la s&eacute;cr&eacute;tion de l&rsquo;insuline&#x002C; ce qui implique que la dose du sulfamid&eacute; hypoglyc&eacute;miant doit &ecirc;tre diminu&eacute;e le cas &eacute;ch&eacute;ant<sup>37<\/sup>.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Rhino-conjonctivite allergique saisonni&egrave;re (rhume des foins)<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Il ressort d&rsquo;une RCT que la ph&eacute;nyl&eacute;phrine par voie orale n&rsquo;est pas efficace en cas de congestion nasale due &agrave; une rhinite allergique.<\/div>\n<div class='detailed-content'>La ph&eacute;nyl&eacute;phrine par voie orale n&rsquo;est pas efficace en cas de congestion nasale due &agrave; une rhinite allergique. C&rsquo;est ce qui ressort d&rsquo;une RCT ouverte men&eacute;e aupr&egrave;s de 539&nbsp;adultes pr&eacute;sentant une rhinite allergique et ayant &eacute;t&eacute; randomis&eacute;s entre diff&eacute;rentes doses de ph&eacute;nyl&eacute;phrine ou un placebo pendant 7&nbsp;jours. En raison de son manque d&rsquo;efficacit&eacute; et du risque d&rsquo;effets ind&eacute;sirables (cardiaques et centraux)&#x002C; la ph&eacute;nyl&eacute;phrine par voie orale n&rsquo;est pas une option dans la rhinite allergique&nbsp;<sup>38&#x002C; 39<\/sup>.<\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Incontinence urinaire<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Une synth&egrave;se m&eacute;thodique confirme les conclusions de la Fiche de transparence: &agrave; court terme&#x002C; les anticholinergiques ont une efficacit&eacute; limit&eacute;e dans l&rsquo;instabilit&eacute; v&eacute;sicale&#x002C; mais sont associ&eacute;s &agrave; un risque non n&eacute;gligeable d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Le mirab&eacute;gron n&rsquo;est pas une bonne alternative aux anticholinergiques.<\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<ul>\n<li>Une synth&egrave;se m&eacute;thodique a r&eacute;uni toutes les RCT ayant compar&eacute; les diff&eacute;rents anticholinergiques dans le traitement de l&rsquo;instabilit&eacute; v&eacute;sicale&nbsp;<sup>40<\/sup>. Cette synth&egrave;se confirme les conclusions de la Fiche de transparence: &agrave; court terme&#x002C; les anticholinergiques ont une efficacit&eacute; limit&eacute;e dans l&rsquo;instabilit&eacute; v&eacute;sicale&#x002C; mais ils sont associ&eacute;s &agrave; un risque non n&eacute;gligeable d&rsquo;effets ind&eacute;sirables. Il n&rsquo;y a pas suffisamment de preuves pour dire que les avantages d&rsquo;un traitement prolong&eacute; avec un anticholinergique contrebalancent les inconv&eacute;nients potentiels. Aucun anticholinergique (m&ecirc;me pas les plus r&eacute;cents) n&rsquo;a une sup&eacute;riorit&eacute; convaincante d&eacute;montr&eacute;e par rapport aux autres&#x002C; en raison des probl&egrave;mes m&eacute;thodologiques dans les &eacute;tudes (doses non &eacute;quivalentes&#x002C; &eacute;valuation insuffisante des effets ind&eacute;sirables&#x002C; rapportage s&eacute;lectif&#x002C; biais de publication). Les diff&eacute;rences d&rsquo;efficacit&eacute; constat&eacute;es dans les RCT sont d&rsquo;ailleurs minimes et non significatives d&rsquo;un point de vue clinique. Le mirab&eacute;gron&#x002C; un agoniste des r&eacute;cepteurs &beta;<sub>3<\/sub>-adr&eacute;nergiques&#x002C; n&rsquo;est pas une bonne alternative parce qu&rsquo;il ne pr&eacute;sente aucun b&eacute;n&eacute;fice par rapport aux anticholinergiques en termes d&rsquo;efficacit&eacute; et qu&rsquo;il est associ&eacute; &agrave; des risques suppl&eacute;mentaires (hypertension&#x002C; tachycardie).<\/li>\n<li>Plusieurs sources attirent l&rsquo;attention sur le risque d&rsquo;hypertension (entra&icirc;nant parfois des accidents vasculaires c&eacute;r&eacute;braux) li&eacute; au mirab&eacute;gron&nbsp;<sup>40-43<\/sup>. Suite &agrave; des notifications de crises d&rsquo;hypertension et d&rsquo;AVC&#x002C; le mirab&eacute;gron est contre-indiqu&eacute; d&rsquo;apr&egrave;s le RCP chez les patients pr&eacute;sentant une hypertension s&eacute;v&egrave;re non contr&ocirc;l&eacute;e (pression systolique &ge; 180 mmHg et\/ou pression diastolique &ge; 110 mmHg). Il est &eacute;galement recommand&eacute; de contr&ocirc;ler la pression art&eacute;rielle chez tous les patients avant d&rsquo;instaurer le traitement et de la surveiller r&eacute;guli&egrave;rement en cours de traitement.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Fibrillation auriculaire<\/h2>\n<div class='p'>\n<div class='summary'>Il n&rsquo;est toujours pas clair comment les diff&eacute;rences en termes d&rsquo;efficacit&eacute; et de risque d&rsquo;h&eacute;morragies majeures entre les DOAC (<em>Direct Oral Anticoagulants<\/em>) et les antagonistes de la vitamine K&#x002C; observ&eacute;es dans des m&eacute;ta-analyses r&eacute;centes&#x002C; doivent contribuer &agrave; effectuer un choix. [Voir aussi l&rsquo;article sur les DOAC qui para&icirc;tra dans les Folia de janvier 2017]<\/div>\n<div class='detailed-content'>\n<ul class='dashed'>\n<li>Les RCT sur les DOAC (autrefois &eacute;galement appel&eacute;s NACO) ont &agrave; nouveau fait l&rsquo;objet de 3 m&eacute;ta-analyses. Ces m&eacute;ta-analyses ont &eacute;tudi&eacute;&#x002C; en ce qui concerne la fibrillation auriculaire&#x002C; les 5 RCT d&eacute;j&agrave; connues et abord&eacute;es dans les Folia et la Fiche de transparence (Re-Ly&#x002C; Rocket-Af&#x002C; Aristotle&#x002C; Engage&#x002C; J-Rocket). Dans les m&eacute;ta-analyses&#x002C; les diff&eacute;rents AOD &agrave; diff&eacute;rentes doses ont &eacute;t&eacute; analys&eacute;s ensemble et ont donn&eacute; des r&eacute;sultats h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes&#x002C; ce qui ne permet pas de r&eacute;futer les r&eacute;sultats des &eacute;tudes individuelles.\n<ul>\n<li>Chez les patients atteints de fibrillation auriculaire&#x002C; une m&eacute;ta-analyse n&rsquo;a pas constat&eacute; de diff&eacute;rence de risque d&rsquo;h&eacute;morragie gastro-intestinale majeure entre l&rsquo;ensemble des AOD&#x002C; quel que soit leur type&#x002C; et les antagonistes de la vitamine K&#x002C; alors que dans les RCT individuelles&#x002C; le dabigatran &agrave; 300&nbsp;mg p.j. et le rivaroxaban &agrave; 20 mg p.j. &eacute;taient associ&eacute;s &agrave; un risque accru d&rsquo;h&eacute;morragie gastro-intestinale majeure. Par ailleurs&#x002C; une m&eacute;ta-analyse abord&eacute;e ant&eacute;rieurement avait bien constat&eacute; un risque plus &eacute;lev&eacute; d&rsquo;h&eacute;morragies gastro-intestinales avec les AOD &agrave; fortes doses (dabigatran &agrave; 300&nbsp;mg p.j.&#x002C; rivaroxaban &agrave; 20&nbsp;mg p.j.&#x002C; apixaban &agrave; 10&nbsp;mg p.j. et &eacute;doxaban &agrave; 60&nbsp;mg p.j.) <sup>44<\/sup><sup>&#x002C;<\/sup><sup> 45<\/sup>.<\/li>\n<li>Une m&eacute;ta-analyse concluait que&#x002C; chez les patients atteints de fibrillation auriculaire&#x002C; les AOD diminuaient environ de moiti&eacute; le risque d&rsquo;h&eacute;morragie fatale et environ d&rsquo;un tiers le risque de mortalit&eacute; en cas d&rsquo;h&eacute;morragie majeure&#x002C; en comparaison avec les antagonistes de la vitamine K. Toutes les classes d&rsquo;AOD semblent associ&eacute;es &agrave; un risque plus faible d&rsquo;h&eacute;morragie fatale&#x002C; mais &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;&eacute;tudes comparatives&#x002C; on ignore pour le moment si certains AOD ont un meilleur profil d&rsquo;innocuit&eacute; que d&rsquo;autres&nbsp;<sup>46&#x002C; 47<\/sup>.<\/li>\n<li>Une troisi&egrave;me m&eacute;ta-analyse a &eacute;valu&eacute; le profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; des diff&eacute;rents AOD en comparaison avec les antagonistes de la vitamine K&#x002C; sp&eacute;cifiquement chez des patients &acirc;g&eacute;s de plus de 75&nbsp;ans. Outre les 5 RCT pr&eacute;cit&eacute;es&#x002C; l&rsquo;&eacute;tude Aristotle-J de phase II et des &eacute;tudes men&eacute;es chez des patients atteints de thrombose veineuse &eacute;taient &eacute;galement incluses. Chez les patients atteints de fibrillation auriculaire&#x002C; on a constat&eacute; une diminution significative du risque d&rsquo;AVC ou d&rsquo;embolie syst&eacute;mique avec le dabigatran &agrave; raison de 2&nbsp;x 150&nbsp;mg (mais pas &agrave; la dose de 110&nbsp;mg) et l&rsquo;apixaban &agrave; raison de 2&nbsp;x 5&nbsp;mg&#x002C; mais pas avec d&rsquo;autres AOD. Pour le crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation &laquo;&nbsp;h&eacute;morragie majeure&nbsp;&raquo;&#x002C; les donn&eacute;es des patients atteints de fibrillation auriculaire et de thrombose veineuse ont &eacute;t&eacute; analys&eacute;es ensemble. Chez les personnes &acirc;g&eacute;es&#x002C; on a constat&eacute; une diminution significative avec l&rsquo;apixaban &agrave; raison de 2&nbsp;x 5&nbsp;mg et l&rsquo;&eacute;doxaban &agrave; 60&nbsp;mg et 30&nbsp;mg&#x002C; par rapport aux antagonistes de la vitamine K&#x002C; mais pas avec d&rsquo;autres AOD. Les donn&eacute;es des diff&eacute;rents AOD n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; regroup&eacute;es en raison de leur h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute;&nbsp;<sup>48<\/sup>.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li>La fiabilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tude ROCKET-AF&#x002C; ayant compar&eacute; le rivaroxaban avec la warfarine&#x002C; fait l&rsquo;objet de discussions&#x002C; parce que le dispositif ayant servi &agrave; d&eacute;terminer l&rsquo;INR dans le bras trait&eacute; par la warfarine pr&eacute;sentait des erreurs de mesure. Il se pourrait que&#x002C; pour cette raison&#x002C; les patients dans le groupe trait&eacute; par la warfarine aient eu un risque plus grand d&rsquo;h&eacute;morragies&#x002C; et que cela explique les r&eacute;sultats avantageux li&eacute;s au rivaroxaban. M&ecirc;me si entre-temps les investigateurs ont publi&eacute; diff&eacute;rentes analyses post-hoc rassurantes&#x002C; les implications en restent incertaines&nbsp;<sup>49-51<\/sup>.<\/li>\n<li>L&rsquo;idarucizumab&#x002C; un anticorps monoclonal et antidote en cas d&rsquo;h&eacute;morragie li&eacute;e au dabigatran&#x002C; a &eacute;t&eacute; commercialis&eacute; entre-temps pour usage en milieu hospitalier. Une &eacute;tude de cohorte prospective a &eacute;valu&eacute; l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;idarucizumab chez des patients sous dabigatran. Chez 86 des 90 patients&#x002C; le dabigatran avait pour indication la&nbsp;fibrillation auriculaire. Dans une analyse interm&eacute;diaire des donn&eacute;es des patients ayant re&ccedil;u de l&rsquo;idarucizumab en raison d&rsquo;une h&eacute;morragie aigu&euml; (n&nbsp;=&nbsp;51) ou &agrave; titre pr&eacute;ventif avant une intervention chirurgicale (n&nbsp;=&nbsp;39)&#x002C; on a observ&eacute; une normalisation des tests de coagulation quelques minutes apr&egrave;s l&rsquo;administration. Chez 35 des patients ayant une h&eacute;morragie aigu&euml;&#x002C; le d&eacute;lai m&eacute;dian d&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;h&eacute;morragie &eacute;tait de 11&#x002C;4 heures post-administration. On rapportait une h&eacute;mostase intra-op&eacute;ratoire normale chez 33 des 36 patients ayant subi une intervention chirurgicale. La mortalit&eacute; dans cette &eacute;tude &eacute;tait &eacute;lev&eacute;e&nbsp;: 18 des 90 patients inclus sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s durant l&rsquo;&eacute;tude. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;tude observationnelle sans groupe t&eacute;moin. Ces donn&eacute;es ne permettent donc pas de comparaison avec une &eacute;volution spontan&eacute;e&#x002C; sans administration d&rsquo;idarucizumab. L&rsquo;&eacute;tude est encore en cours. Davantage de donn&eacute;es sont n&eacute;cessaires pour pouvoir se prononcer sur le profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; de l&rsquo;idarucizumab&nbsp;<sup>52<\/sup>.<\/li>\n<\/ul><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>Insomnie&#x002C; leucorrh&eacute;e<\/h2>\n<div class='p'>\n<p>Aucune donn&eacute;e pertinente pour cette mise &agrave; jour n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e sur ces sujets l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p> &nbsp; <\/p>\n<div class='references'><strong>Referenties<\/strong><br \/> 1. Anonymous. Methylfenidaat voor ADHD bij kinderen en adolescenten: een meta-analyse. Geneesmiddelenbulletin 2015;49:143-4.<br \/> 2. BCFI. Moet de plaats van methylfenidaat bij kinderen en adolescenten met ADHD opnieuw ge&euml;valueerd worden? 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